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    02 October

    diplômée ou pas?

    Chers amis,

     

     

     

    Comme vous le savez tous, j’ai entrepris en octobre 2007 une formation de monitrice d’équitation, un BPJEPS (Brevet Professionnelle de le Jeunesse, de l’Education Populaire et des Sports) activités équestres mention Tourisme Equestre. Ce brevet étant le remplaçant depuis 3 ans des biens connus BEES (brevet d’Etat d’Educateur Sportif) 1er degré.

     

    Cette formation se déroule habituellement en 2 ans, en un an pour ceux possédant déjà des diplômes dans le milieu et de l’expérience.

     

    Titulaire du BAPAAT randonnées équestres (qui remplace l’ATE : Accompagnateur de Tourisme Equestre) et de pas mal de brevets dans l’animation, je me suis lancée dans l’aventure sur un an.

     

    Ce n’était pas gagné au départ, surtout par rapport à mon niveau d’équitation.

    En effet, bien qu’ayant pas mal d’expériences dans l’équitation d’extérieur, je n’avais jamais trop travaillé la technique en profondeur ; je m’étais arrêté au galop 6 de pleine nature et travailler les chevaux était encore quelque chose d’obscure pour moi.

     

    Lors des tests d’entrée, la couleur a été annoncée : il allait falloir que je progresse techniquement si je voulais avoir mon diplôme : pour être moi en tant que cavalière à niveau et aussi en tant qu’enseignante pouvoir emmener mes cavaliers jusqu’au galop 7.

     

    Alors certains vont me dire qu’il s’agit du galop 7 de pleine nature, beaucoup moins difficile que le galop 7 classique.

    Je leur répondrai qu’ils se trompent ! Les fondamentaux sont exactement les mêmes à travailler en équitation de pleine nature et classique : avancer, tourner, s’équilibrer en passant par des phases de découverte, de recherche, de stabilisation et d’adaptation.

     

    Seuls les moyens de mise en place, d’apprentissage et d’évaluation sont différents.

     

    Par exemple pour le galop 7 classique :

    -        une épreuve de théorie,

    -        une épreuve de travail en main (la longe généralement ou travail à l’obstacle en liberté),

    -        une épreuve de saut d’obstacle,

    -        une de dressage

    -        et une de Cross.

     

    Pour le galop 7 de pleine nature :

    -        une épreuve de théorie avec le même programme qu’en classique auquel on ajoute tout ce qui est orientation/topographie et faune et flore (jetez un coup d’œil au programme, il est loin d’être simple) ;

    -        une épreuve de travail en main (longe et en liberté comme pour les classiques avec en plus présentation modèles et allures, ou longues rênes)

    -        une épreuve de cheval de bât (vous effectuez à cheval un parcours aux trois allures en tenant en plus un autre cheval en longe)

    -        une épreuve pratique de POR (Parcours d’Orientation et de Régularité niveau régionale : une vingtaine de km sur un itinéraire inconnu à la boussole avec des temps imposés à respecter)

    -        une maîtrise des allures (galop le plus lent et pas le plus rapide : si ça ce n’est pas du dressage…)

    -        un PTV : Parcours en Terrain Varié où l’on va tester le couple cavalier/cheval sur ses capacités :

    o      à sauter des obstacles fixes (tronc, fossé, haie, contre haut contre bas, etc.),

    o      à passer partout (plans ascendants, plans descendants, gué, passerelle, etc.),

    o      tout en testant son niveau de dressage sur des départs au galop sur tel ou tel pied, sur un slalom au galop à faux, sur la rectitude (cheval droit sur des lignes droites = bordures maraichères ou sur des courbes = cheval incurvé sur des courbes plus ou moins serrées), sur le contrôle des épaules et des hanches (maniabilité, barrière)

    o       et en plus on va tester le niveau d’éducation du cheval sur des difficultés à passer en main, d’obéissance sur des retours au calme (après une grande galopade, le cheval doit être capable de repasser au pas calmement) et de patience (immobilité, montoir, etc.)

     

    Vaste programme tout de même pour des galops que l’on dit faciles…

     

    Je savais que la tâche serait ardue. De plus, tous nos formateurs (y compris Benoît AROSKO, BEES 1er degré option obstacle et cavalier de pro 2 en CSO, formateur chargé de notre pratique équestre et de l’enseignement de la pédagogie équestre et accessoirement mon maître de stage) ont bien insisté dès le départ sur leur volonté de nous former techniquement comme des BPJEPS équitation classique et surtout pas comme des sous moniteurs…

     

    Je rentrais donc avec appréhension même si j’essayais d’avoir confiance ; en effet, bien qu’inférieure à cheval, j’avais d’autres atouts : ma connaissance des publics, ma facilité de contact, mon expérience en extérieur : balades, randos, TREC.

     

    Mes collègues, pour certains, arrivaient avec de beaux galops 7 classique et de nombreuses sorties en compétition 5ème catégorie en Complet, en CSO ou en dressage.

     

    N’ayant pas cette expérience, j’essayais de combler mes lacunes par l’instruction : je bouquinais un maximum de livres pour comprendre ce que l’on attendait de moi.

    Combien de fois ai-je pu entendre que ma connaissance livresque, donc théorique, ne m’apportait rien et qu’il fallait sentir plutôt que comprendre…

    Mais je m’accrochais tout de même…

    Concentration, attention à tout ce qui se disait ou faisait, persévérance m’ont aidée à remonter le niveau.

    Petit à petit Benoît m’a considérée différemment et m’a aidée à mettre en corrélation ce que je savais et ce que je devais faire.

    J’avançais dans le bon sens.

     

    Et heureusement car le temps des 1ers examens arrivait…

    Pas de problème pour les UC traitant d’animation, de conduite de projets (pour ma part un rallye sur le thème des 5 sens qui fut une grande réussite).

    L’examen consistant à me faire juger sur ma façon de mener une reprise s’annonçait plus difficile.

    En effet, nous devions choisir un groupe d’un niveau entre le galop 5 et 7, la prendre toute l’année dans nos structures de stage et présentait un jour donné notre travail : faire la reprise à nos cavaliers habituels devant un jury de professionnels avec un entretien derrière dans lequel on décrivait le travail fait avec eux tout au long de l’année, nos objectifs à court, moyen et long terme, etc. etc.

     

    J’étais sur ma structure de stage le mercredi, le dimanche et les vacances scolaires.

    Avec l’expérience que j’avais déjà, j’étais responsable le mercredi de deux reprises : une de baby poneys et une de débutants à poneys.

    Et j’étais en doublon avec Benoît sur une de galop 4/5 familiale (tous âges confondus avec parents et enfants de mêmes familles) et une de galop 7.

     

    Le choix de la reprise à présenter le jour de l’examen a été vite fait. La reprise la plus technique et qui me permettrait le plus de montrer mon professionnalisme était la galop7.

    Mais au vu de mon niveau technique en entrant en formation, je n’intervenais sur cette reprise que pour les détentes, ne me sentant pas d’assumer tout le cours.

    Je n’étais pas encore en confiance et Benoît, comme il le dit lui-même, a beaucoup de mal à déléguer, surtout les reprises d’un niveau plus intéressant avec des cavaliers de concours et des propriétaires…

     

    Heureusement pour moi, il a été arrêté un long moment pour une opération du canal carpien.

    Je n’avais plus qu’à…

    La 1ère fois où je suis entrée seule au milieu de la carrière, inutile de vous dire que mon cœur battait la chamade…Comment ces cavaliers, d’un meilleur niveau que moi à l’époque, allaient-ils m’accueillir ???

     

    Quelle ne fût pas ma surprise et mon soulagement de voir que tout se passait très bien !!!

    Ils apprécièrent ce nouveau regard, cette nouvelle attention, ces nouveaux exercices que je leur proposais, ce comportement décontracté mais exigeant, ces nouvelles priorités que je me fixais.

     

    Petit à petit une belle complicité et une belle confiance s’installèrent.

     

    J’entamais un cycle d’apprentissage axé sur l’équilibre pour que lors de mon examen, ils soient près à « adapter leur équilibre en fonction du profil des obstacles et des déclivités su terrain ».

    Le «  jour j » arriva.

    Je me servis de ma connaissance des difficultés de PTV pour leur faire un parcours jouant sur tous les différents équilibres que l’on doit mettre en jeu sur un PTV.

    J’animais ma reprise comme si de rien n’était, à l’aise au milieu de MA carrière et de MES cavaliers qui me respectaient et aimaient travailler avec moi.

     

    Cela se passa comme une lettre à la poste avec les félicitations du jury qui me reprochèrent seulement d’être un peu trop technique (sur la phase obstacle pour des galops de pleine nature…le monde à l’envers !!!).

     

    Cela fut le 1er palier de franchit pour moi…

    J’étais donc capable d’enseigner à des galops 7 !!!!

    Suivit la période d’été où l’acquisition de savoirs était à mettre de côté ; en effet, mon rôle à ce moment n’était plus d’être élève mais d’enseigner à des groupes de passage (colos entre autre), d’accompagner les touristes en balades, de m’occuper des chevaux, etc.

    Bref, de faire rentrer des sous dans l’association.

     

    Inutile de vous dire que fin Août la pression est montée d’un cran…

     

    Il fallait se remettre dans la peau d’une élève pour préparer les 80 questions théoriques et progresser encore et toujours en équitation montée et à pied pour être prête pour les examens terminaux de fin septembre.

     

    Ce fut dur ; la formation, après 2 mois de vacances, a eu du mal à reprendre : rythme à retrouver, tests d’entrée des nouveaux élèves moniteurs à faire, programme à terminé pour nous (et on était loin d’avoir tout vu !!!), rentrée à effectuer dans nos structures de stage ainsi que tous les problèmes de notre quotidien à gérer (administratif, financiers, sentimental pour certains, hihi !)

     

    Au final, 15j seulement furent consacrés à notre préparation. Et quelle intensité !!!! Révisions des questions, travail en longe, en longues rênes et présentation en main abordés seulement à ce moment là, séances d’équitation où l’erreur n’était plus admise, et décision finale quant aux chevaux que nous allions prendre pour nos examens.

     

    Le 29 et le 30 septembre  arrivèrent justement ces fameux examens…

    Un 1er soulagement  : l’épreuve de cheval de bât était supprimé…dommage, c’est celle que nous avions le mieux préparée mais bon, cela de moins à penser !

     

    N’étant diplômé que du BAPAAT, j’étais celle qui avait le plus d’épreuves à passer ; en effet mes collègues ATE n’avait pas toute la pratique et mes collègues ayant fait un bac pro agricole n’avais pas les épreuves de théorie.

     

    Je commençais donc mes épreuves le lundi 29 par 2 examens de l’UC 7 (80 questions à préparer, exactement les mêmes que pour les élèves moniteurs équitation)

     

    Le 7.2 avait lieu à 11h15 pour moi.

    Je tirais au sort parmi 25 questions d’hippologie (alimentation, soins, coliques, myosites, boiteries, tares dures et molles, mise en condition du cheval, races, stud book, identification, réglementation lié à l’enseignement de l’équitation, beautés et défectuosités, gestion des patûres, maladies, pharmacies, aplombs, ferrure, vermifugation, vaccination, dentisterie, etc. etc.) une question à laquelle je devais répondre immédiatement.

    La journée commençait bien pour moi, la chance me souriait :

    Question 4 : l’hébergement des chevaux !!!

    LA question la plus facile.

    Je m’en suis sortie avec les sourires du jury et un « sujet très bien maîtrisé »….

     

    OUF !!!

     

    Restait le plus dur !!!

    UC 7.1 et 7.4 : 55 questions allant de la pédagogie, aux techniques et vocabulaire équestres, en passant par le travail du jeune cheval, l’histoire de l’équitation avec les grands maîtres,  la réglementation et la filière équestre.

    Une tirée au sort, 15mn pour la préparer et 20mn pour la soutenir.

     

    Une fois de plus la chance me souriait…

    Je tombais sur « la légéreté ; définition et comment la prenez vous en compte dans le travail du jeune cheval ».

    Le travail de ces dernières semaines m’ayant bien mise en confiance, je préparais et exécutait mon entretien sans stress, juste le trac nécessaire. Ma pensée était claire, structurée avec un plan logique, illustrée de mes expériences et des citations des grands maîtres.

    Je débattais ouvertement avec les 2 membres du jury sur les notions qu’à ma grande surprise je maîtrisais plutôt bien en me positionnant comme enseignante.

     

    Mais rien n’était joué, des mauvaises surprises ayant eu lieu les cessions précédentes.

    Le verdict tomberait le lendemain soir…

     

    La fin de la journée fut consacrée à souffler un peu et à s’occuper de nos chevaux fraichement débarqués pour les épreuves pratiques du lendemain…

     

    Mardi 30.

    Je commence par le POR.

    Je suis sereine quant à la gestion de la carte, de la boussole et des chronos.

    Beaucoup moins quant au cheval.

    En effet, j’ai choisi IGOR, mélange de percheron et d’anglo arabe très très près du sang.

    Ses points forts : sa force, sa franchise, sa maniabilité

    Son gros point faible : il n’est absolument pas indépendant…C’est un cheval de propriétaire qui m’a été gentiment confié, qui ne travaille habituellement qu’en carrière à tourner en rond aux trois allures ou en randonnée avec un groupe de cavaliers.

    Je n’ai eu que 15j pour le travailler et dans son box pendant que je le prépare, il semble plus que chaud…

     

    Me voilà partie derrière mes deux collègues.

    Le cheval est super, le tracé facile, tout se passe bien, seulement le chrono à gérer.

    Mais mes collègues se perdent à plusieurs reprises, je les retrouve donc souvent, les remets sur la bonne route et me bat ensuite avec le désir d’IGOR de rester avec ses copains.

    Car mes collègues ont du retard à rattraper et avancent donc plus vite tandis que moi je suis dans mes temps et doit y rester.

    Le ton monte entre mon cheval et moi et j’essaye tant bien que mal de garder le cap.

     

    La fin du POR arrive. Au dernier contrôle : entretien avec le jury.

    IGOR est chaud bouillant car nous sommes à 500m du camion et des copains.

    J’explique que le travail que j’ai eu à effectuer ce matin à surtout était relatif à la gestion du cheval. Nous débattons pendant 20mn du tracé, du chrono, de l’éducation d’IGOR à améliorer, etc.

    Je ne suis plus aussi sereine car il est jugé dangereux et ma maîtrise de lui en main approximative (dans un élan de culot je leur propose d’essayer !!!!bizarre, aucun des deux pros ne s’y tente…)

     

    Nous avons ¼ d’heure ensuite pour manger et nous préparer à l’épreuve en main.

    La chance me sourit toujours car je tombe sur présentation en main.

    Enfin c’est ce que je croyais !!!!

    Car IGOR n’est toujours pas descendu en pression…à le voir s’agiter comme cela on oublie le côté percheron pour ne voir que le côté sang arabe…

    J’arrive à le garder immobile au mieux une seconde et mes allers retours se font dans l’agitation, je suis obligée de le tenir fermement.

    On est loin d’une présentation modèles et allures de qualité…

    Heureusement, je remonte un peu le niveau en montrant au jury mes connaissances sur son modèle.

    Une fois de plus j’en prends plein la tête sur ma maîtrise du cheval, sur le choix du cheval, etc.

     

    Pas grave, je me concentre sur la dernière épreuve et pas des moindres : le PTV !!!!

     

    En arrivant sur le site du centre équestre de COGNAC (à 1h d’angoulême), je fus très agréablement surprise de leur cross. Une seule envie, aller dessus ! Des obstacles fixes superbes, pas trop imposants et des déclivités amusantes.

     

    En découvrant mon PTV, ma pensée est tout autre…Les sal….

    Nous voici devant un condensé d’aberrations techniques et de difficultés dignes d’un niveau national de TREC. Je précise qu’un des juges sortait en TREC national.

     

    Ma confiance en moi prend un coup et pourtant je reste d’un zen, je me suis épatée moi-même…Peut-être que la fatigue y est pour quelque chose : 3h30 de POR au piaffer…, soulagement d’avoir fait le plus gros, grosse confiance en IGOR quant à sa franchise, détente qui se passe au mieux avec un cheval décontracté, bas et rond, lui qui habituellement est toujours naseaux au vent, des départs au galop sur le bon pied, gros du travail fait avec IGOR pendant les 15j précédents, etc.

    Même le regard de mes formateurs, de mes collègues, des élèves moniteurs équitation ne me pèse bien. Je me sens bien, à ma place et loin d’être ridicule sur ce terrain. Je souris et attend patiemment mon tour.

     

    J’ai 12mn pour effectuer le parcours et autant pour recommencer ce qui n’a pas été puis entretien avec le jury.

     

    Ça y est, c’est parti, je me lance…

     

    1)     Plan ascendant au trot obligatoire.

    Ça commence bien, l’abord du plan est entre deux collines très serré, il y a un couloir d’1m de large entre les deux et un tournant à 90° à effectuer pour enchaîner direct avec la montée qui est très très raide : 65° de déclivité…Et au trot en plus !!!

    Inutile de vous dire qu’aucun de nous n’a réussi à rester au trot et en équilibre ! Nous l’avons tous retenter avec plus ou moins de succès avant l’entretien

     

    2)     Plan descendant au trot assis imposé.

    Après la montée, plat de 3m pour enchaîner sur la descente à 70° cette fois et au trot !!!!Benoît a insisté auprès du jury pour qu’elle soit mise autre part car estimée beaucoup trop dangereuse pour les chevaux…Mais ils n’ont rien voulu entendre…Résultats, des chevaux qui sautent le bas de la pente pour ne pas se retrouver sur les jarrets et les fesses…

    Jusque là, ce n’est pas plus gênant que ça sauf que dès la descente est terminée, on enchaîne à 2 mètres sur :

     

    3)     bordure maraîchère avec au bout arrêt et reculer de 3mètres, rupture de l’arrêt au pas.

    Les chevaux arrivant en vrac et totalement déséquilibrés, la bordure maraîchère et le reculer sont pourris ! On ne reste pas dans l’allure entre les bordures : tu m’étonnes on arrive au galop dedans et on s’arrête au bout, les chevaux se traversent à l’arrêt du coup le reculer n’est pas droit, etc.

    Je referais le reculer avec plus de succès ensuite, dans l’autre sens pour ne pas avoir  la descente déstabilisante avant et assurer le coup. Bizarre, là ça va beaucoup mieux !!!

     

    4)     départ au galop sur le pied gauche dans une zone de 4m suivi directement après d’un slalom.

    La difficulté était que pour arriver dans la zone de départ au galop à gauche nous avions avant une courbe serrée à droite après la bordure maraîchère. Mais IGOR part bien, soulagement car les départ à faux et désunis sont son point fort !!!Le slalom quant à lui était en travers d’une pente mais tout s’est bien passé, j’ai effectué un superbe slalom sans qu’il ne se désunisse et sans bataille.

     

    5)     on enchaîne direct avec un tournant au galop à 90° derrière le slalom à gauche (ouf !) suivi d’un passage obligatoire et d’une bordure maraîchère en montée face à une grosse butte de terre.

    Là, je ne sais pas ce que je fous, trop sure de moi et d’IGOR, je ne le rééquilibre pas assez dans la courbe et le pousse pour ne pas qu’il repasse au trot, résultat je touche une barre de la bordure…Je le referais très proprement ensuite.

     

    6)     Maniabilité dans la montée. Pas de soucis particulièrement, IGOR redescend bien en pression et cède à chacune de mes sollicitations. Cool !

     

    7)     Trotting de 300m en descendant puis en remontant pour arriver après une courbe serrée à gauche sur une zone de départ au galop à droite. Je repasse au pas, incurve bien le loulou à droite, place mes aides et merde il part à gauche alors que pendant ma détente il me fait tous les départs nickel ! Pas grave je continue car 5 foulées derrière en montant :

     

    8)     TRONC massif d’un mètre de hauteur mais au front large. J’enclenche un peu l’IGOR et je le passe nickel chrome. Il n’a rien regardé et je l’ai gardé tendu entre mes jambes et les suivi pendant le saut. Réception sur le bon pied pour aborder une grande courbe à droite.

     

    9)     Grande galopade avant d’arriver sur une banquette où un beau contre bas d’un mètre nous attend. Je repasse au trot et nous descendons sans une hésitation mais à la réception je pars un peu dans mes épaules.

     

    Je le referais après avec un peu plus de tenue et surtout un joli départ au galop à droite pour rectifier mon erreur d’avant le tronc.

     

    10)  derrière le contre bas, tournant à 90° (ils aiment bien cela on dirait) avec une nouvelle bordure maraîchère bien serrée et encastrées entre deux banquettes; arrêt au bout et rupture de l’arrêt par le trot. Ouf, pas de soucis particulier pour cela alors qu’IGOR et l’arrêt ça fait deux…

    Je repars donc au trot, rallonge mes rênes et j’ai le droit en prime à une magnifique descente d’encolure.

     

    11) pour terminer, arrêt dans une zone et descente à droite, cheval immobile. Nickel alors qu’IGOR ne tient pas en place habituellement…

     

    Pour remonter ce fut une autre histoire mais ce n’est pas grave, ce n’est pas compté dans le parcours !!!

    Je pars refaire ce qui n’a pas été et me rends à l’entretien.

     

    A l’entretien, je me défends bien. Moi qui quelques mois auparavant avait du mal à analyser et à voir mes erreurs, qui redoutait les sauts, qui me paralysais face au jugement, je leur relate mon parcours étape par étape ; je défends mon cheval, précise ce qu’il reste à travailler dessus et sur moi et critique ouvertement mais gentiment leur parcours en leur disant ce que moi j’aurais fait faire à mes cavaliers et comment je leur aurais fait faire.

    Le jury m’écoute, me pose des questions piégeantes mais ne laisse à aucun moment transparaître si mes réponses correspondent à ce qu’ils attendaient ou pas.

    Super pédagogique comme comportement mais ils ont des consignes claires. Ils ne doivent pas donner les bonnes réponses pour que nous ne les donnions pas aux élèves qui doivent encore passer…

     

    Voilà, les épreuves sont finies. Les nerfs lâches, les muscles aussi. Le trajet jusqu’au camion me paraît interminable.

     

    Quant à l’attente avant les résultats, n’en parlons pas…2h atroces…

     

    Le doute s’installe. Je ne sens pas particulièrement les entretiens.

     

    Mes doutes se confirment lorsque le conseiller technique régional arrive enfin et fait son débreafing (qui concerne les 3 élèves moniteurs tourisme équestre et les 25 équitation) :

     

    « Globalement, nous avons trouvé le niveau général plus élevé que les années précédentes. Nous sommes plutôt très satisfaits ; Nous vous avons trouvés plus préparés, plus professionnels, plus cultivés mais néanmoins ce n’est pas l’école des fans. Pour certains il y a encore des petits points à rectifier et à nous représenter dans 15j pour la re-médiation.

    Pour ceux qui ont réussi les épreuves pratiques mais ont échoués à l’entretien, vous repasserez les épreuves pratiques dans 15j mais ils sont d’ores et déjà acquis, ils seront seulement un support pour l’entretien qui suit »

    Je ne sais pas pourquoi, je me sens concernée par ce discours…

    Il continue en disant que seulement 12 élèves repartent avec le diplôme en poche et commence à les citer.

     

    Et là, j’entends Maud COLAS…

     

    Hein ???c’est vrai, c’est vrai ???Je saute sur la feuille pour vérifier.

    Eh ! Oui, mon nom apparaît bien !!!

     

    Ça y est, je suis monitrice…

     

    Ma 1ère pensée va à Doïna, ma 1ère monitrice poneys qui m’avait annoncé froidement à la fin de mon 1er stage de poney que je n’avais pas le niveau pour avoir mon galop 1 et qui m’avait brisé le cœur tant j’avais l’impression de l’avoir déçue…

     

    Sur les visages de l’insistance, je peux voir la joie, les larmes de déception pour certains.

     

    On vient me féliciter ; on vient me dire que j’ai eu beaucoup de mérite de préparer tout cela en un an ; Les cavaliers de CROSS nous glissent qu’ils n’auraient pas aimé  avoir à faire notre PTV ; Benoît vient me rapporter sa discussion d’avec mon jury de théorie de la veille : ils ont été sciés par ma présentation, pleine de structure, de bon sens, de culture, de professionnalisme… et par le niveau des 3 élèves tourisme équestre digne de ceux de l’équitation classique…

     

    J’encaisse tous ces compliments et ne réalisent toujours pas…Je continue de me descendre en disant qu’ils ont été gentils de me le donner avec les erreurs que j’avais commises…

    Et me reçois les foudres de mes professeurs autant émus que nous « non, si tu l’as eu c’est que tu as su analyser tes erreurs, expliquer comment y remédier ; tu t’es montrée pro, logique, mûre, sûre de toi et surtout enseignante, c’est cela qu’ils ont vu »…

     

    Et effectivement, ce que je retiendrais de ces deux jours c’est le sentiment très rarement ressenti que j’étais prête. Du coup, je n’ai pas stressée, chose si rare chez moi ; je me suis fait plaisir, me suis sentie bien avec ce cheval si compliqué mais si qualiteux, d’apparence lourd et pourtant athlétique et énergique, souple et froid dans sa tête, sûr de lui ; me suis sentie proche de lui, pareille !

     

    Aujourd’hui, je me dis vraiment que lorsque l’on veut, on peut.

    Que l’intuition que l’on a depuis toujours, il faut le suivre.

    Que la vocation que l’on sent naître un jour, il faut l’accepter et se battre pour arriver à en vivre.

    Là, j’ai envie d’envoyer à tous ceux qui m’ont dit que je n’étais pas faite pour travailler dans les chevaux la photocopie de mon diplôme…

    Et j’ai envie aussi de leur transmettre toutes les déclarations d’amour, de respect, d’admiration, les preuves de confiance des cavaliers que j’ai suivis pendant un an et qui attendaient avec plus d’émotions que moi encore les résultats.

     

    Car c’est pour cela que je fais ce métier.

    Pour entendre les gens me dirent qu’ils ont repris confiance, qu’ils ont compris ça ou ça, qu’ils veulent  se dépasser et aller plus loin dans leurs connaissances, AVEC le cheval et non pas contre lui ; pour partager avec eux un peu de leur cheminement personnel car pour moi, l’équitation, c’est avant tout la découverte et la maîtrise de soi avec comme compagnon un animal qui n’en a pas fini de nous fasciner.

     

    Voilà mes amis, encore un long roman qui vous raconte mes aventures, mon évolution dans la vie.

     

    J’espère qu’à sa lecture vous aurez vibré avec moi, eu envie d’être sur le PTV à ma place ; j’espère que vous m’aurez reconnue et que vous partagerez ma joie d’être enfin moi-même et reconnue pour cela…(même par Benoît qui a fini par admettre que mon amour des livres m’a servi ; que ces connaissances littéraires, une fois mise en corrélation avec le terrain, m’ont aidées à avancer, à comprendre et à élargir ma vision de l’équitation…)

     

    La vie continue tout de même.

    Et qu’elle s’annonce belle.

     

    2008 aura été l’année de l’épanouissement personnel aussi bien sentimental que professionnel.

    Tant de choses se sont réglés, se sont aplanies et tant de sérénité enfin trouvée.

     

    Comme quoi, lorsque l’on est en accord avec soi même, le reste suit…

     

    Je continue ma route, accompagnée de l’homme de mes rêves.

    Un nouveau déménagement sans doute à prévoir bientôt du côté de St Jean d’Angely où une proposition de poste m’attend.

    Un jeune homme, Cyril Bouscaillou, a repris il y a deux ans, un club vieux d’une dizaine d’année qui comptait à l’époque une vingtaine de licenciés. Aujourd’hui, il avoisine les 80 et a besoin de quelqu’un pour développer l’équitation de loisirs puisqu’il veut continuer de s’occuper de la partie compét, sport.

    Il est très ouvert à toutes les évolutions et souhaite quelqu’un qui gère sa partie en toute autonomie et responsabilités.

    Mon profil colle parfaitement ; il ne reste plus qu’à se rencontrer en début de semaine prochaine et surtout, seul bémol, à monter un dossier de contrat aidé sinon il ne pourra me prendre qu’à mi temps.

     

    Je vais donc vous laisser car des démarches administratives auprès de l’ANPE et de l’ASSEDIC m’attendent…Encore une épreuve…mais j’y arriverai…

     

    Je vous embrasse amis d’un jour, amis toujours, vous qui m’avaient permis, peut-être sans le savoir, d’en être là où j’en suis aujourd’hui…

     

    A très bientôt autour d’une coupe de champagne pour fêter cela !!!

     

    La hulotte, plus Maud que jamais !

     

    05 June

    Réalisation de mon rallye "Trouvez le bon sens"

    ça y est!
     
    J'ai enfin réalisé mon projet d'animation le dimanche 1er juin 2008 dans le cadre de ma formation BPJEPS.
    J'avais choisi de faire un rallye équestre sur le thème des 5 sens; je l'avais donc intitulé "Trouvez le bon sens".
     
    Après une grosse préparation, j'ai enfin pu recevoir 12 cavaliers sur EQUI-LIBRE, le club où je suis en stage pour les faire participer à cette journée originale.
    Après un accueil café/thé/brioches, 5 équipes ( 2 juniors, 2 moins juniors et 1 famille) se sont occupées de leurs chevaux (9 de club et 3 de propriétaires) et sont parties toutes les 10mn sur un 1er tronçon.
    Les paysages étaient magnifiques, même sous la pluie du matin, passant de sous-bois avec des branches basses, à des chemins agricoles au milieu des champs, des coquelicots, des chevreuils qui bondissaient devant le bruit des fers, des routes aux bas côtés parfaits pour avancer sans soucis, à des traversées de villages typiques de la Charente.
    Au fur et à mesure de leur tracé balisé, les cavaliers devaient répondre à des questions figurant sur un carnet de route, qui touchaient aussi bien le patrimoine de la commune de Torsac (architecture, histoire, faune, flore) que l'orientation et la topographie ou l'équitation d'extérieur.
    Ils étaient aussi invités à passer des épreuve testant leur 5 sens. Sur le 1er tronçon de 12km, ils ont ainsi testé leur sens du toucher et de l'ouïe tout en essayant d'avancer à une vitesse de 6.5km/h...
    Les traversées de routes étaient encadrées par nos bénévoles, donc aucun soucis de sécurité.
    Puis retour au club vers midi pour l'apéritif et le repas, commandé chez un traiteur et très très bon!
     
    Ils repartaient ensuite pour une boucle de 8km, à la même vitesse, avec encore des questions et des épreuves, dont celle de l'odorat et celle sur le goût.
    Cette dernière a eu lieu sur la place de la mairie de Torsac où une ligne d'attache était prévu ce qui permettait aux concurrents de faire une pause mais aussi d'aller visiter son église et son presbitère pour pouvoir répondre aux questions s'y rapportant.
     
    Le sens de la vue, quant à lui, a été testé tout au long de la journée sur des questions d'observations.
     
    Puis, retour au club final, soins aux chevaux et vin d'honneur bien mérité sous un superbe soleil.
    Ensuite, ils ont rempli une enquête de satisfaction, que se soit les cavaliers ou les bénévoles.
    J'ai donné les corrections des questions et le classement. Ainsi les 5 équipes ont été récompensées par de nombreux lots.
     
    La journée s'est déroulée sans aucun soucis. tout le monde était ravi, prêt à recommencer, prêt à essayer le TREC.
     
    Un seul regret : que le plan de com ait été lancé aussi tard (le temps de monter le dossier, qu'il soit accepter par l'assoc, etc.) et que les autres clubs invités n'aient pu se libérer.
     
    La prochaine fois, inscription au calendrier des manifestations du comité régional de tourisme équestre dès la rentrée...
     
    Je vous laisse découvrir les photos de cette journée inoubliable dans l'album du meme nom et attends vos commentaires...
     
    29 May

    1er gros examen passé

    Bonjour à tous!

     

    Bon, ça y est, le 1er examen est passé...

    C'était hier soir à 17h30.

     

    J'ai fait cours à mes galops 7 comme d'habitude et deux professionnels sont venus me regarder et me juger...Le 1er est le conseiller technique régional (CTR) de Poitou Charentes, l'autre, je ne sais pas, sans doute un dirigeant de club. Le thème de ma séance « Adapter son équilibre en fonction du profil des obstacles et des déclivités du terrain ».

     

    Pendant une heure ils ont observé  mon cours, mes cavaliers, mes propos, mon positionnement dans la carrière (et oui je n'ai pas pu aller sur le PTV vu les conditions météo) et nous avons eu ensuite un entretien, aussi important que la reprise en elle même.

     

    La reprise s'est super bien passée, j'étais très à l'aise, mes cavaliers aussi, nous avons bien travaillé et j'ai surtout bien géré le temps moi qui ait tendance à dépasser à chaque fois les durées prévues.

    Bref, je suis sortie de là plutôt contente et soulagée. L'entretien fut autre chose...

    "Alors Maud, qu'avez vous pensé de votre reprise?"...

    Mains et voix tremblantes...

    Et nous voilà partis dans 20mn de discussion avec un CTR super sympa, plutôt emballé, de mon côté et l'autre hautain, indifférent jusqu'à ce qu'il se mette à me titiller et à me parler de biomécanique humaine avancée en disant qu'il n'était pas d'accord sur le grand principe de souplesse des articulations que je soutenais et que l'on nous enseigne depuis toujours, qu'il s'agissait de contrôle, de tonicité, etc. Il n'avait pas tort mais jamais à notre niveau nous ne sommes rentrés dans des détails à ce point...Il tenait des propos super techniques si bien que lorsqu'il me posait des questions, je cherchais des réponses tout aussi techniques, passant à côté des évidences...

     

    Je suis ressortie troublée et pas sûre que l'entretien ait plaidé en ma faveur...

     

    Puis on me  rappelle pour le verdict final : "Maud, c'est bien, c'est acquis"...

     

    OUF!!!!

    Ils ont trouvé la séance très bien mais trop longue, pas dans le sens que j'ai dépassé le temps ou qu'elle était ennuyante mais plutôt que dès les 1ères minutes ils savaient que c'était bon. Cool!

    Pas contre ils m'ont mise en garde, conseillée pour les examens suivants, par rapport à mon début d'entretien où d'après eux je leur aurais chanté la messe en sortant des grandes théories alors qu'ensuite nous avons pu avoir une vraie discussion de professionnels à professionnels, entre collègues.

    J’ai ensuite fêté cela autour d’un apéritif super convivial. Tous mes cavaliers, mon moniteur, ma formatrice, des collègues, le président de l’association étaient restés pour connaître le verdict. Plein de monde m’a appelé pour savoir.

    Cela m’a fait presque plus chaud au cœur que le verdict !!!

     

    Bref, même si je suis déçue de ne pas avoir été au top partout, c'est dans la poche!

    Un des plus gros morceaux est passé!

     

    Reste maintenant a effectué mon projet d'animations, dimanche : le rallye "Trouvez le bon sens" sur le thème des 5 sens et à le soutenir à l'oral, power point à l'appui (là je kiff, vive la technologie) le lundi 9 juin. Là je serais jugée sur la qualité de mon dossier et de ma communication orale.

     

    A peine remise des émotions, au boulot encore et toujours.

     

    Puis après un été qui s'annonce rude tant les réservations affluent (colos, groupes, touristes, etc.) et seulement une petite semaine de vacances, passage des derniers modules :

     

    - UC 7 : 55 questions liées à l'équitation (grands maîtres, grands principes, pédagogie, travail du jeune cheval, administratif des centres équestres, sécurité, formation, conventions collectives, etc.) à potasser.

    J’en tire une au sort, j’ai ¼ d’heure pour la préparer et 20mn pour la présenter devant un jury de professionnels.

    Plus 25 questions liées à l’hippologie, aux soins aux chevaux. Pareil pour le tirage au sort mais cette fois réponse directe, sans préparation.

     

    - UC 9 : Mon niveau de pratique autour du et à cheval :

    ·       réalisation d’un TREC (partie orientation et PTV) sur le site de COGNAC (y compris son impressionnant cross)

    ·       travail d’un jeune cheval soit à la longe, aux longues rènes ou présentation en main (tirage au sort de l’un des trois)

    ·       techniques de randonnées équestres

    ·       maréchalerie : retirer et reposer un fer

     

    - UC 10 : l’option

    J’ai pris en 1ère option « handicapés ».

    Puis, étant donné que j’avais des allégements avec mon BAPAAT, j’ai aussi pris :

    -        éthologie

    -        attelage

    -        anglais équestre

     

    BREF ! un programme encore chargé puisqu’il ne nous reste que le mois de juin et 15j en semtembre pour travailler tout cela, passer les examens et tenter la remédiation en cas d’échec à un module.

    Car contrairement au Brevet d’ETAT, précédente mouture du diplôme que je passe (BPJEPS) , tous nos modules et sous modules sont sanctionnés par « acquis » ou « non acquis ». Pas de notes et de coefficients qui en cas de râtage sur un examen peuvent faire remonter la moyenne.

    Là, si je foire ne serait-ce que le plus petit des sous modules, je vais en remédiation pour repasser tout le module…Si nouvel échec, je n’ai pas l’examen et je dois repasser l’année prochaine.

     

    LA PRESSION !!!

     

    Sur ce, bisous à tous, j’ai du boulot !

    15 March

    1er trec depuis 5 ans

    aïe aïe Aîe!
    Le stress monte!
     
    Le temps de remettre les sacoches resonne à nouveau.
    Eh!Oui, demain c'est le grand jour!
     
    Cela fait 5 ans maintenant que je suis passée du côté obscur de la force...Que je coache des cavaliers sur des TRECs , que les seuls fois où je m'engage en compétition c'est pour emmener les jeunes sur des épreuves d'un plus petit niveau.
    Mais voilà, ce temps là est en suspension pour le moment.
    Et pour me prépare au mieux à l'épreuve technique terminale de ma formation BPJEPS, je vais devoir me confronter à nouveau à la réalité de la compétition.
    DEmain, direction le TREC de LACANAU...
     
    Et cela ne s'annonce pas tout rose...
    Hier, nous avons fait un entraînement POR en individuel...
    Dur dur! 1ère à m'élancer; j'ai heureusement ramener tous les points de balises et de contrôles mais que de temps de perdu!
    10mn sur le 1er tronçon pendant lequel je n'ai pu rattraper mon retard du départ et j'ai longuement hésitée sur un bout de tracé alors que si dès le départ j'avais bien suivi les distances et angles de ma carte cela ne serait pas arrivé..
    0mn sur le tronon suivant. ça y est, je suis bien enclenchée, boussole et chrono affutés.
    Et 20mn sur le dernier...Gros problème de distances, je me croyais arrivée au bout d'un chemin alors que je n'étais qu'à la moitié... Plus un chrono coupé en plein milieu et un cheval qui boîte...La totale!!!
    Résultat, je finis 4ème sur 7. Honteuse, déçue et énervée de ne pas être prête.
     
    Je pars donc demain avec un profond sentiment de crainte :qu'est-ce que cela va donner?
    A lacanau, que du bois et du sable. Que des distances et des azimuts.
    Comment faire avec un cheval non étalonné? J'ai bien étalonné mon pas mais je ne vais pas tout faire à pied!!!!
     
    Et sur le PTV et la maîtrise des allures, avec un cheval que je ne connais pas car j'ai bien peur que la boiterie de mon cher Loupiot, de mon cheval d'école, de celui que je monte régulièrement depuis 6 mois maintenant, ne me permette pas de ele prendre demain...
     
    Qui vais-je donc monter? Un cheval d'équi-libre, certes tous sympas et francs mais que je ne connais pas?
    Un cheval loué à Lacanau dont j'ignore tout?
     
    Reprendre le TREC après 5 ans d'arrêt est certes déjà difficile (je passe les défauts d'équilibre, de technique, le stress, la trouille devant des enchaînements de difficultés jamais répétées depuis ce temps) mais avec autant de points d'interrogations, je n'ose même pas y penser...
     
    Là, je m'en vais acheter une trousse de maréchalerie, des piles, un filet à foin, etc.
    Cela rappelera des souvenirs à certains...
     
    Dites-moi merde!!!
     
    ps) j'ai oublié de citer dans la liste des défauts, la peur de ne pas être à la hauteur en tant qu'élève monitrice, de décevoir celui qui croit en nous depuis 6mois et qui nous met bien la pression en nous rappelant que nous sommes censés être des pros du tourisme équestre, la peur de me décevoir tout simplement moi...
    26 February

    enfin la selle de mes rêves

    enfin la selle de mes rêves

    Bonjour à tous…

     

     

    Si vous ne le saviez pas, ma quête de ces derniers mois a été :’’me trouver LA selle de mes rêves’’ …

    Cela n’avait pas été chose facile…

     

    Mais le hasard m’a aidée…

    J’ai assisté au mois de septembre aux rencontres éthologiques de La Cense en y accompagnant une amie qui tenait son stand : http://www.equinova.fr/

    Elle m’a vanté des étriers très originaux et novateurs : http://www.kvall.fr/ et m’a présentée à leur créateur. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il s’agissait de l’instructeur qui m’avait formée pendant mon BAPAAT 5 ans auparavant : Laurent Lantuejoul…

    Superbe rencontre, échanges non stop pendant 3 jours et finalement j’aborde le problème de ma selle.

    Il me dit connaître un super sellier http://www.jeanlucmaurel-sellier.com/ qui a eu comme apprenti DEVAUCOUX et qui fait du vrai sur mesure.

    Je décide donc d’appeler pour lui présenter mon problème, à savoir une selle qui me permette de passer mon BPJEPS , de randonner et de faire du TREC, qui aille à un maximum de chevaux et adapté à ma morphologie.

    Je tombe sur une personne ouverte, rassurante et qui ne voit aucune contre indication à ce que je lui présente, que des solutions. Nous convenons d’un rendez vous car Jean Luc MAUREL ne vend aucune selle sans un essai préalable avec ses selles réservées à cela , pour qu’il puisse en adapter une parfaitement à son futur acheteur.

    Le rendez-vous est fixé à la semaine suivante (rapide car il fait 350km qd même pour venir me voir mais en fait il est toutes la semaine sur les routes donc s’arrange pour me rentrer dans sa tournée).

    J’essaye une de ses selles mixtes avec un cheval de club beta aux trois allures et à l’obstacle.

    Au bout d’une demi-heure, il me dit : ‘’c’est bon, j’ai vu ce que j’avais à voir, et vous comment vous êtes vous sentie ?’’

    Ben selle super confort, jambes à leur place, sentiment de sécurité, etc.

    On discute de la selle qu’il va me faire et de son prix.

    J’achète !!!

    Nouveau rendez vous fixé 6 semaines plus tard car Jean Luc n’envoie pas la selle commandée, il la livre avec essai obligatoire car si quelque chose ne va pas, elle repart et il modifie…..

    Les 6 semaines d’attente sont longues, très longues…Mais elle arrive enfin……Ma 1ère selle rien qu’à moi et faite pour moi…

    L’essai est assez déstabilisant car étant donné qu’elle a été conçue pour moi, je n’ai plus vraiment de repères…J’ai de bonnes sensations mais elles sont nouvelles et suis un peu perdue…Il me faudra d’ailleurs quelques séances pour enfin trouver ma place….

     

    Il s’agit de la Pro’gress, selle mixte à siège semi-creux.

     

     

     vue d'ensemblesiège semi-creuxdu sur mesuredécoupe quartierjolis détailsanneaux attaches sacoches

    L’arçon, les panneaux, la tension du siège sont effectués en fonction de votre poids à 20g près et vous pouvez choisir à plus ou moins 5 ou 7kg près…Moi, j’ai choisi 7 car j’avais pas mal de poids à perdre.

    Ses selles s’adaptent à 98% à tous les chevaux hors cas vraiment mais vraiment particulier.

    Je l’ai vérifié sur tous les chevaux du club, du plus gros au plus maigres, du plus grand au plus petit, du garrot le plus noyé au garrot le plus saillant.

    Plus besoin d’amortisseur , de collier de chasse ou de croupière, la selle prend sa place parfaitement dès que le cheval bouge. Les matelassures de la selle prennent la forme du dos du cheval et lorsqu’ils refroidissent reviennent à leur position de départ.

    Les quartiers ont été rallongés en fonction de ma longueur de jambe et j’adore leur découpe.

    L'enfourchure aussi a été modifié en fonction de mes points d'appui sur la selle.

     

    La forme de la selle me permet de pratiquer toutes les disciplines à mon niveau

     

     Des anneaux ont été rajoutés pour mon activité de predilection : l’équitation d’extérieur

     

    Des petits details vous flattent l’oeil et le fait que chaque pièce (selle, étrivières, panneaux, sangle) soit numérotée vous donne encore plus l’impression d’avoir une selle unique…

     

    Les finitions sont incroyables et le confort……….

     

    Au final, mon budget a été augmenté certes, mais j’ai une selle unique, parfaitement adaptée, les conseils d’un pro (jean luc est sellier mais aussi instructeur et ex cavalier de complet) et en prime avec la livraison : étrivières, graisse à cuir et protège selle offerts…

     

    Le pied !!!

     

    N’hésitez pas à me laisser votre avis !

     Ps) Pour en savoir plus :  http://www.jeanlucmaurel-sellier.com/

    18 February

    En construction

    Bonjour et bienvenue à tous sur mon nouveau blog!
    CElui-ci est actuellement en construction mais en attendant, vous pouvez vous rendre sur les deux autres (voir liste mes blogs ci dessous)
     
    Merci de votre patience
     
    à très bientôt